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Petit récit Echappée Belle YES !!

Petit récit d’une belle aventure Belledonienne

Quarante-neuf heures pour atteindre Aiguebelle en Maurienne depuis le parc du Château de Vizille grâce à la super équipe des bénévoles de l’ultra traversée de Belledonne, le trail de l’Echappée Belle. Une belle traversée dans l’Espace et pour moi un beau voyage dans le temps qui commence dans mes années d’enfance. Cette aventure, je l’ai partagée avec Benoît dit Moy, un sacré gars au solide bagage de montagnard et un sacré copain ! Alors voici un peu le récit de ce qui se passait dans ma tête quand nous avancions.

On attaque au Château de Vizille après une nuit dans le camping car de Moy. Ce Château j’y ai été enfant avec mes parents et j’y ai amené souvent les miens. Jules le dernier de 4 ans adore y aller lui qui aime les animaux. C’est parfait pour décoller en se sentant dans son élément. En plus, le copain Matt, la femme de Moy et ses enfants sont venus nous embrasser au saut du lit.

Puis on monte à Mont Sec. Dans cette portion, Matt nous filme au bord du chemin. On arrive à la Tourbière du Luitel bien réchauffés. C’est ici que j’ai vu pour la première fois la listera cordata, cette orchidée si discrète. C’est aussi le lieu de bons moments passés en temps qu’Accompagnateur en Montagne avec des clients de Belledonne En Marche.

Un peu plus haut, on rejoint l’Arcelle. Combien de fois y allons nous en famille chaque année ? En tout cas, mes trois enfants y ont découvert les joies de la neige sur une luge. Aujourd’hui c’est ma femme, et mes deux derniers, qui nous attendent. Ils nous accompagnent un petit bout de chemin. Ca donne un sacré coup de bien au moral ! Merci Nono, Fantin et Jules. Je vous aime.

On passe aussi par le Lac Achard si apprécié des touristes et des locaux. Ce bel endroit où nous avons dressé la tente pour nos mômes à l’initiative de Lolo, avec les Exertiers et les Gaillards. Et Achard, ce peintre local exposé au Musée de Grenoble qui a su transcrire sur ses toiles la magie de ce lac et des pins qui l’entourent.

On arrive ensuite au Lac Robert sur le domaine de la station de Chamrousse. J’y ai descendu mon premier couloir en ski et Fantin y a descendu ses premières traces dans la poudreuse en bordure de piste.

Et ce détour par le lac David pour aller au refuge de la Pra ? Je l’ai découvert en stage initial de la formation AMM, piloté par mon futur maître de stage et ami Luc Jeannot, le plus fin connaisseur de coins et recoins de ce secteur de Belledonne.

Ensuite on atteint mon terrain de jeu favori. Quand je ressens l’envie d’une belle sortie en courant en montagne juste pour le plaisir, je prends la direction de la Croix de Belledonne, ce terrain incroyable où l’on débarque sur la lune au milieu d’un champ de cailloux. Sûrement l’une de mes premières grosses randos avec nuit en refuge, faite avec mes parents. La pente du grand névé était alors toujours bien en neige au cœur de l’été et difficile à passer, comme c’est le cas parfois encore en avril-mai de nos jours.

Après c’est la descente par le glacier de Freydanne. Tiens, je découvre cette traversée par les rochers rouges. Merci les traceurs du trail !
Passage au Lac blanc incroyablement laiteux et presque vert. C’est beau, mais c’est raide et drôlement caillouteux. Il faut prendre son temps, mais ça passe. Moy cavale. On dirait qu’il aime bien ces pentes raides et techniques… C’est dans ce lac, qu’il y a quelques années j ai pêché ma première truite avec des restes de fils et hameçon avec mes parents.

Puis on arrive à mon refuge préféré, Jean Collet. Un sacré belvédère où chacun devrait avoir la chance d’ouvrir la porte un matin sur une mer de nuage léchant le promontoire sur lequel il est établi et ne laissant dépasser au loin que les pointes des sommets de Chartreuse qui veulent bien lever la tête assez haut pour se montrer.

On enchaîne par la montée au col de la mine de fer, bien austère, et le passage par la brèche de la Roche Fendue avant de rejoindre le Pas de la Coche. Je n’y avait mis les pieds, pardon les skis, qu’en hiver. Ça passait facile. Attention, à pied ici, on découvre les premiers blocs en équilibre sur lesquels on se déplace comme des clients de kiné en train de faire leurs exercices de proprioception. Et dans la descente quel belle vue sur la Vallée de l’eau d’Olle.
Arrivée au Habert d’Aiguebelle. Quels  agréables moments passés en 2015 avec Perrine et Thomas qui géraient le Habert. Des clients pour regarder les étoiles, de belles assiettes de lauze pour servir de bonnes choses et le bruit des sonnailles du troupeau de mouton pour s’endormir. Que demander de plus ? Aujourd’hui c’est la surprise ! Matt a foncé pour nous filmer, ici aussi, accompagné d’un des fils de Moy et du couple de copains Fred et Valérie de Manglieu son village du Livradois. C’est quand même chouette de voir des amis partager cette aventure avec nous.

Ha les vaches ! ils ont osé nous faire ça ! J’avais pas fait attention, mais ils ont ajouté au parcours le passage par le col de l’Aigleton. c’est pas que ce soit très difficile techniquement, mais qu’est-ce que ça grimpe fort ! J’aurai du lire le roadbook en détail. En tout cas en attaquant la montée on fait la connaissance d’Alix, un chouette bout de fille qui a une allure très régulière en montée. On s’enquille derrière et en papotant, on fait connaissance. On ne se quittera plus jusqu’en bas de la descente du Vallon du Morétan, quelques heures plus tard. Elle prendra alors son envol vers une première place de senior sur le podium. Bravo Alix. T’es la plus forte !

A la montée de l’Aigleton, autre belle surprise, on se fait rattraper par un avion. C’est Christian le berger de l’Oule qui court la course en relais avec un copain. Il m’a reconnu. J’apprécie son bonheur communicatif d’être là.

Ensuite belle descente et début de l’éprouvante et technique montée au col de la Vache au moment où la nuit nous cueille. Là aussi on danse sur les blocs. Mais un peu moins gracilement, ça commence à piquer.

Belle traversée dans le noir en logeant les lac des 7 Laux. Tiens ça me rappelle y être monté en ski un soir avec Vincent pour y prendre des photos de nuit pour y préparer un article sur les petits bonheurs des sorties la nuit. Un bon moment passé à descendre en ski, frontale allumée, pendant que Vincent faisait une pose longue sur son Canon.

Hou Lala, qu’elle est longue cette descente jusqu’au Pleynet. Et comme on s’y attendait il faut remonter pas mal pour rejoindre la piste de ski qui mène au ravito. Heureusement nous sommes attendus par Nono, Laure la femme de Moy, Matt toujours vissé à son appareil. Nos gosses dorment dans le camping car. Il est minuit. C’est l’heure d’une bonne assiette de pâtes et d’un fromage blanc. Bravo l’organisation.

On repart pour la suite de la nuit avec Alix. On a la patate. Qu’on est bien dans ce coin sauvage de Belledonne. A la 1ère cabane de Valloire, la nouvelle, celle des chasseurs, en bois, nous attire l’œil. Un feu y brille dans la nuit quand on débouche dans l’alpage. On oublie vite la raide montée dans ce chemin de chasseur. Il y a quelques années on avait dormi là avec Lolo, Cyril et Mag avant de traverser vers l’Oule. Je me sens bien ici aussi.

On poursuit par les chalets de Tigneux et Léat. Les moutons sont là. Je suis presque chez moi ici aussi. C’est un peu mon jardin. J’y ai amené mes deux plus grands fils faire leur première rando avec nuit en cabane, celle du Léat. Au passage, je concentre le faisceau de ma frontale sur les sapins Henri IV pour les montrer à Moy et Alix. Quelques pas dans la descente très raide et nous voilà dans la bergerie du Gleysin. Le silence y est quasi religieux. De nombreux coureurs comatent là ou y dorment. Il est 6 heures. Nous y prenons un rapide petit déj. Et nous optons pour 15 minutes de repos, allongés sur un des lits de camp. Une bénévole vient nous réveiller. Et ça redémarre après avoir fait le plein d’eau. En juin nous nous étions garés là pour faire
l’emmontagnée à l’Oule avec Nono, Fantin et Jules. Un bon souvenir et la première grosse rando de Jules du haut de ses 4 ans.

En sortant de la bergerie, retentit un grand cri « Steph !! » derrière notre dos. Il est à peine 7h00. C’est Seb, ma référence en trail. Plus rapide et plus têtu que lui ? J’ai jamais croisé. Doux comme un agneau mais acharné quand il court ou sort ses skis de rando. L’année dernière il s’est arrêté là pour sa première participation à l’Echappée Belle. Parti vite et fatigué il ne se voyait pas continuer, dans la descente du Morétan, à son rythme, sans prendre de gros risques. Heureusement, avec Moy, nous ne jouons pas dans la même catégorie. Nous franchirons la bête à notre allure lente de montagnards. Quelle joie de partager cette montée avec Seb.

Plus haut, le refuge de l’Oule. Nous y sommes accueillis comme des princes par les reines des lieux. Camille et son aide Perrine nous attendent. Cette année, Perrine mon amie bergère, travaille ici. Perrine nous offre son super gâteau noix-miel préparé exprès pour nous, pendant que Camille la femme de Christian le berger TGV nous sert un café. Seb en profite pour papoter avec un ami bénévole. A ce moment là je me dis que si nous arrivons au bout ils y seront tous pour quelque chose. Et c’est reparti pour la montée au Moretan. J’y était venu une fois en été, avec Cyril, pour un superbe tour en faisant la descente par le sauvage vallon du Vay. Là haut, au col, Seb retrouve encore un copain photographe et s’en retourne retrouver sa femme en nous souhaitant d’arriver au bout. Avec ses encouragements c’est sûr qu’on est bien parti !

Et voilà cette belle descente. Ma préférée. En plus, en cette journée de course, les guides ont sécurisé la descente du névé et de la moraine avec une gigantesque corde fixe, nous permettant de prendre au plus direct. Un vrai régal pour de amoureux de la montagne comme Moy et moi. Chapeau les guides ! Que travail de préparation. Vous êtes trop forts !

Plus bas, nous atteignons le ravito de Périoule. Une grande tente, pas loin de la cabane du Berger, perdu dans la montagne, loin de tout. Mais comment ont-ils fait pour nous préparer une aussi bonne soupe de poix cassés ? Et bien l’hélico les a aidés à transporter le plus lourd. Mais nos bénévoles ont du monter là avec des sacs bien chargés. Ici on entend régulièrement des coups de canons qui tonnent pour chasser le loup. Avec Cyril nous avions croisé deux cadavres de brebis égorgées. Ils ne doivent pas être loin. Pendant qu’on se régale, entre et ressort aussi vite de la tente, après avoir pris le temps d’un mot gentil aux bénévoles, un gars qui ne court pas mais qui vole. C’est Antoine Guillon, l’homme en tête du parcours de 85km parti du Pleynet à 6h00 du matin et qui nous a déjà rejoints. En tout cas, il m’a fait deux bonnes impressions : il court vraiment fort et en plus il a l’air sympa.

Suit la longue descente du vallon du Veyton, jusqu’au pied de la remontée au refuge de la Pierre du Carré. J’avais en tête une belle montée par un joli chemin sinueux en forêt. Trop facile… Alors on nous fait monter par la plus raide piste de débardage de l’univers. Et sous cette chaleur… je passe à une gorgée toutes les 5 minutes. Merci au micro filet d’eau au 3/4 de la montée sur lequel on se précipite tous comme des bêtes pour refaire le plein ou mouiller nos couvre-chefs. Heureux d’arriver dans les alpages de la Pierre du Carré et de faire la très belle traversée en forêt jusqu’à Super Collet. Matt et Laure sont là. J’ai jamais vu Matt courir aussi vite. Il fait des aller-retours incessants pour nous attraper sous le meilleur angle dans son appareil. En plus je ne sais pas comment il y arrive parce que nous on avance me semble-t-l assez vite, ayant senti l’arrivée proche au ravito.

Ah le voilà enfin ce ravito de Super Collet ! Et Fantin et Jules qui courent vers moi et m’accompagnent jusqu’au pointage. Et Nono tout sourire qui m’embrasse et Laure et ses enfants qui sautent sur Moy. On en a de la chance. Allez on mange vite, on ferme les yeux 20 minutes et on repart. Autour ça semble être l’hécatombe. Des coureurs allongés, déshydratés, dont un perfusé qui avait bien couru jusque là et qui nous souhaite bonne chance.
Dommage nos sacs de suivis ont été transportés par erreur à l’arrivée. Les bénévoles et Laure s’emparent du problème. Si on ne part pas trop tôt on devrait pouvoir nous les amener. On repart, pas de sac. On arrive presque en haut des pistes et tout le monde est là ? Comment ont-ils fait ? Ils ont pris le télésiège et Laure court nous amener nos chaussettes de rechange qui nous manquaient, arrivées entre temps dans nos sacs. Laure poursuit un peu. Ca nous donne encore un peu de pep’s.

A partir de là, je ne suis pas sûr de bien reconnaitre, ma présence en ces lieux datant un peu. Du coup, j’apprécie vraiment chaque instant qui passe. Superbe descente à Pré Nouveau. Moy assure et m’attend. Mais surtout qu’est-ce que la montée au refuge des Férices est belle avec sa vue sur la cascade.

Au Férices on ne traîne pas, le temps se couvre. Je commence à accuser le coup. J’ai l’impression que la remontée au col d’Arpingon a plus de déniv. qu’annoncé. Les passages à vide, ça existe. Heureusement dans la descente à Pré nouveau nous avons fait la connaissance d’Isabelle. On parle et le temps passe plus vite. Moy avance devant en serrant les dents. Cette Isabelle quelle force ! Elle a déjà tout fait ou presque. L’UTMB, l’UT4M, les 24h00 de Grenoble et j’en passe. A parler, le temps passe vite. Nous voilà rattrapés par l’orage, poursuivit par Matt qui mitraille au soleil couchant et on s’engouffre dans le ravito de Valpelouse la station de ski alpin démontée qui n’a jamais trop bien fonctionné et a du cesser son activité en 1986. Nono est repartie à Grenoble faire dormir les gosses. La rentrée des classe approche.

La nuit nous cueille au départ de Valpelouse. La pluie a cessé. L’orage est passé. A partir de là je me cale derrière Moy et Isabelle. Je ne suis plus que l’ombre de moi-même jusqu’au sommet du Grand Chat. Derrière, Jean-Pilippe un coureur du 85km nous félicite et participe à nos discussions. Il partira devant lorsque nous faisons une courte pause au Grand Chat. J’ai sommeil. J’incite Moy et Isabelle à ne pas m’attendre dans cette longue descente de 8km qui commence. Je me cale dans un coin, je change la batterie de ma frontale, je grignote trois-quatre amandes salées, je bois un coup et je ferme les yeux 5 minutes. Je repars requinqué. Finalement je rejoins Moy et Isabelle dans la descente. C’est à leur tour d’avoir un coup de mou. Je passe devant jusqu’au ravito du Pontet. Je suis content d’arriver dans cette vallée. J’y suis venu 2 jours en Juin pour repérer. Quelle est belle cette vallée des Huiles, lieu de passage ancestral pour les voyageurs se rendant en Italie et voulant éviter les marécages du Val Gelon. J’ai tellement aimé qu’un des WE suivants nous nous sommes retrouvés ici avec des amis : Manouche et Rémi. Une belle journée à marcher au long du parcours de découverte.

Moy fait la sieste 5 minutes, on se restaure un peu et on décolle du Pontet. L’arrivée n’est plus qu’à 13 km. Je sais la dernière montée bien raide pour atteindre le fort. Je passe devant et je bourrine en espérant que mes deux acolytes vont suivre pour avaler cette dernière « bosse » de 450m. Et ça tient. Moy souffle, Isabelle s’accroche. Ca y est c’est fait. Plus qu’à glisser en bas par un chemin de crête suivi d’une vieille route abandonnée, laissant le temps au soleil de pointer son nez. Un peu avant l’arrivée, Pierre, qui a couru le 47km, est venu à notre rencontre. Plus loin c’est Matt et Laure et les enfants de Moy en liesse. On passe l’arrivée. Il est 7h45. 49heures 41 de voyage non stop dans Belledonne. On a droit aux questions du speaker et à sonner la cloche. Isa y met du cœur. C’était un peu un rêve d’arriver jusqu’à elle au long de ses mois de préparation de course.

Et après, tout est fini ? Pas vraiment, il va falloir digérer, physiquement et moralement. De si beaux paysages entremêlés de telles difficultés, ça laisse des traces. On commence par la douche et ensuite le podologue et le kiné sur place. Merci à isabelle, la kiné, je crois qu’elle s’appelle comme ça, pour avoir pris le temps de réparer mon genou pendant plus de 30 minutes.

De retour à la maison, bien fatigué après deux jours et deux nuit à courir, il est urgent de se ménager un peu de repos. Nono nous propose avec les gosses d’aller prendre le frais et pic niquer le soir au dessus de la cascade de Claix. Chouette, un coup de cryothérapie naturelle. Elle est trop chouette ma Nono.

Et vous attendiez les merci ? Et bien voilà, merci à tous ceux et celles qui nous ont accompagnés de près ou de loin, à Moy parce que c’est un vrai copain avec lequel nous avons partagé cette traversée comme il le dit « dans la plus belle des cordées en montagne ». Merci aussi aux organisateurs et bénévoles un peu fou pour imaginer un tel parcours et surtout que des petits coureurs comme nous vont croire au rêve et le rêver jusqu’au bout.
Et que dire de ma Nono. Quelle patience pendant, avant et après. Merci, dix mille mercis.

Et pour terminer, quelques éléments pour tenter de comprendre comment on est arrivés au bout :
- Ça aide d’avoir une grosse envie d’y arriver et de prendre le temps d’apprécier chaque instant et les paysages qui se présentent et tous les lieux parcourus.

- Dormir un peu, mais pas trop. Les pauses longues tuent l’envie de repartir. - Apprécier de courir la nuit, déjà parce qu’il faisait moins chaud et parce que c’est beau aussi la nuit.

- Boire très régulièrement de petites quantités.

- Manger ce qui nous fait envie : au ravito je regardais tout avant de me décider. Mon corps ne m’a pas trompé, j’ai mangé ce dont il avait besoin. Bien mâcher. Ne pas trop prendre d’un coup.

- Avoir un vécu de montagnard : on aime et on a l’habitude d’avancer par tous les temps et même la nuit, on sait tenir un pas régulier même quand ça monte, on n’a pas peur des cailloux, on sait se relayer comme lorsqu’on est en cordée, …

- Ne pas rester isolé la nuit. A plusieurs en discutant on risque moins de s’endormir et de tomber dans le fossé.

- Et le soutien des amis !

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